Protéger la santé pelvienne lors des sports d’hiver
- Anne-Marie Violette
- 28 janv.
- 2 min de lecture
Conseils de ta physio de famille
Avec l’arrivée du printemps doucement, ici à Sainte-Brigitte-de-Laval, plusieurs continuent de profiter des sports d’hiver comme le ski alpin, le ski de fond ou le patinage. Ces activités, tout en étant un excellent moyen de rester actif, peuvent solliciter la région pelvienne, surtout chez les femmes. La santé pelvienne, souvent méconnue, joue pourtant un rôle clé dans le confort et la performance lors de la pratique sportive.
Les sports d’hiver imposent des contraintes particulières : changements rapides de direction, sauts, flexion répétée des genoux et du tronc, ou maintien prolongé de certaines positions. Ces mouvements peuvent accentuer les tensions dans les muscles du plancher pelvien, surtout chez les personnes présentant déjà une faiblesse ou des problématiques pelviennes (fuites urinaires ou fécales, douleurs, descente d'organes). Même les sportifs réguliers peuvent ressentir inconfort ou fatigue musculaire si la région pelvienne n’est pas correctement soutenue.
Pour prévenir les problèmes, plusieurs stratégies sont recommandées. Le renforcement des muscles du plancher pelvien peut, associé à un bon contrôle du tronc et des hanches, améliorer la stabilité et réduire le risque de douleur. Les exercices de respiration diaphragmatique, combinés à un échauffement fonctionnel avant la pratique, permettent d’optimiser la coordination musculaire du corps dont la région pelvienne.
L’équipement joue aussi un rôle : porter des vêtements adaptés, qui ne compriment pas le bassin, et utiliser des patins ou des chaussures de ski bien ajustés, contribue à limiter les tensions inutiles.
Enfin, rester à l’écoute de son corps est essentiel. Toute douleur ou gêne persistante doit être prise au sérieux et évaluée par un physiothérapeute avec expertise en santé pelvienne. En mars, il est possible de profiter pleinement des sports d’hiver tout en préservant la santé pelvienne, grâce à une préparation adéquate, des exercices ciblés et des habitudes sécuritaires.
-Anne-Marie Violette, physiothérapeute



